Allaitement – Avantages et inconvénients

Bon, je ne vais pas reprendre le laïus habituel « Le sein ou le bib, seul le désir de la mère compte », c’est acquis, chacune fait comme elle veut, passons au vif du sujet!

Je veux simplement donner ma petite expérience du sujet aux futures mamans qui se questionnent au sujet de l’allaitement.

Afin, si possible, de les aider dans leur choix, sans imposer mon point de vue (je suis très clairement pro-allaitement), en essayant de rester la plus objective possible.

J’ai allaité mon bébé 6 mois au lait maternel exclusif. Et cela fait plus d’un mois qu’elle prend plusieurs biberons par jour, en plus de son repas « solide » du midi.

J’ai donc un recul sur les deux pratiques: biberon et sein.

Déjà, une chose primordiale à garder en tête lorsque l’on décide d’allaiter, c’est de ne plus écouter PERSONNE! Sauf ceux à qui on demande leur avis, des spécialistes si possible.

Entre ceux qui vous diront que vous n’avez probablement pas assez de lait, d’autres que vous donnez le sein trop souvent et ceux qui vous vendront les biberons comme l’unique moyen facile et efficace pour calmer votre bébé, vous serez rapidement perdue et déprimée, et quand on vient de mettre un bébé au monde, mieux vaut se préserver!

Concernant les avantages de l’allaitement maternel:

- Allaiter permet de faire des économies. Stupide ou pas, cet argument m’a parfois fait tenir bon… Vu le prix d’une boîte de lait en poudre, un allaitement exclusif de 6 mois représente une très belle économie…

- Allaiter est écologique: Pas de boîte de lait, ni de bouteille d’eau… La planète te remercie!

- Allaiter permet de remettre plus rapidement en place les organes malmenés de la maman. Oui, parce que tout a été quelque peu déplacé par l’occupation d’un bébé… Allaiter, ça fait bien mal au début (les tranchées, ce n’est pas un mythe, c’est vraiment douloureux!), mais c’est un mal pour un bien, et ça ne dure pas trois semaines… Au maximum trois jours…

- Ca permet aussi de ne pas prendre de poids et de se gaver comme quinze. C’est pas forcément futé, mais moi ça me motive à continuer. M’adonner à ma gourmandise légendaire sans prendre un gramme, c’est carrément motivant!

Il paraît que certaines femmes n’ont pas cette chance. Moi si, je savoure!

- Niveau organisation, rien à emporter d’autre que la maman, qui peut s’avérer plus encombrante qu’une boîte lait, mais qui tape mieux la causette!

- Le sein n’a pas son pareil pour calmer un bébé qui pleure. Les premiers mois, savoir qu’on a cette « botte secrète », c’est bon pour les tympans, pour le moral et pour l’égo!

- La relation qui se tisse lors de ces échanges est inqualifiable d’émotions.

On pourra me dire tout ce qu’on veut, me dire qu’un biberon donné avec amour, blablabla… Non, cet échange là est unique. Je le sais, j’ai nourri mon premier bébé au biberon, et la différence est nette. Bien entendu, la relation globale avec son enfant n’est pas moins bonne si on ne l’allaite pas.

Mais cet échange charnel indéfinissable, on ne le retrouve pas avec un biberon. Au même titre que la grossesse, qui est une relation incroyable que seules les femmes peuvent vivre, l’allaitement est un de ces moments uniques… On aime, on déteste, mais rien ne peut remplacer ces émotions là.

- Le lait maternel est le seul aliment destiné au bébé, fait pour lui, fabriqué pour ses besoins spécifiques de petit d’homme. Rien, pas même le meilleur lait artificiel ne peut remplacer les caractéristiques du lait maternel pour le bébé humain. Les anticorps, les enzymes, la dose exacte de nutriments essentiels au développement de son bébé se trouvent dans le lait des mères.

Les « inconvénients » de l’allaitement maternel:

- L’allaitement est souvent incriminé de mettre le papa à l’écart. Le problème peut être résolu en tirant son lait et en laissant le papa donner le bib. Ca permet aussi à la mère de souffler 5 minutes, elle le mérite un peu!

- Allaiter, au début, ça fait mal et c’est difficile. Oui, il faut être motivé si, comme moi, allaiter te provoque des crevasses sanguinolentes… Tu as le droit d’utiliser des embouts en silicone.
On te dira que ce n’est pas bien, qu’il ne faut pas les utiliser, que ça tue la lactation et le lien « mère-enfant »… Moi, ce que j’en dis, c’est que ces embouts m’ont sauvé!

Donc si la douleur est trop intense, les solutions existent, et il n’y a pas vraiment de mal à les utiliser!

Tirer son lait est aussi une alternative. Pareil, sans mon tire-lait, j’aurais sans doute abandonné rapidement. Parce que malgré les embouts, la douleur était tellement vive que le tire-lait a été l’unique solution. Et oui, le TL, contrairement au bébé, tu peux régler l’intensité de la succion… Et lui, curieusement, il n’est pas affamé…  C’est un peu déprimant de voir le biberon se remplir à coup de 30 ml, mais en persévérant, on arrive à des ponctions nettement plus productives.

Donner un biberon de son lait (au début, c’est déconseillé de donner autre chose, vu que c’est là que la lactation se fait…), ça peut induire une confusion sein-tétine, il faut faire attention.

- Téter, au début, c’est quasi une occupation non stop du bébé. Il s’endort sur le sein, il tète pour s’amuser, il tète pour se divertir, il tète pour se rassurer, il tète aussi pour manger de temps en temps, il tète parce qu’il a soif, il tète sans raison je suis sûre même, par moment… Bref, il passe le plus clair de son temps à téter (du moins, mon modèle à moi passait plus de temps à téter qu’à dormir. Le principal avantage, c’est qu’on ne l’entendait jamais…) Et à 6 mois, ça se régule, le bébé s’occupe en tétant des étiquettes plutôt que sa mère.

- Allaiter demande de la persévérance et de la motivation, et ce n’est plus inné depuis de nombreuses années dans notre société occidentale. La difficulté n’est pas évidente à surmonter, mais c’est possible !

Donc, pour résumer

Les +:

- C’est gratos

- C’est écologique

- C’est bon pour ton corps

- C’est bon pour le corps de ton bébé (J’ai envie de dire que les anticorps dans le lait maternel, c’est peut être pas un mythe)

- C’est à dispo et à bonne température tout le temps

- C’est pratique pour endormir un bébé récalcitrant (passé 4 mois, cet argument ne vaut plus)

- Ca calme un bébé en toute circonstance. Même après un vaccin (ou pendant). Même pour une colère.

- Ca donne confiance en soi (enfin, je trouve) Le fait d’allaiter, c’est se donner la possibilité de servir à faire vivre son bébé, exactement comme quand il était dedans.

On va me dire qu’un biberon, c’est pareil… Euh, non… Allaiter, c’est comme porter le bébé, seule la mère peut le faire. Je suis peut être bizarre, mais moi ça m’a fait du bien, cette continuité dans le lien.

- Ca fait perdurer le lien « magique » de la grossesse…

Les -:

- Au début, ça fait mal. Mais c’est surmontable et il y a des solutions.

- C’est vrai que la mère peut avoir l’impression de ne faire que ça de sa vie… C’est là que le tire-lait intervient!

- On ne sait jamais combien le bébé prend. Et aussi gratifiant que l’allaitement soit, c’est un peu flippant quand même. Surtout quand le bébé est une crevette.

- C’est super ennuyeux de se prendre des réflexions dans tous les sens « Est-ce qu’elle mange assez? T’as assez de lait? Elle grossit assez, t’es sûre? ».

Le mot de la fin, c’est que si vous vous posez la question de savoir si vous voulez allaiter ou pas, j’aurais tendance à vous conseiller de tenter… Parce que revenir en arrière si ça ne vous plaît pas est assez simple. Alors que l’inverse, si vous ne le faites pas et que vous le regrettez, c’est plus difficile à rattraper…

J’ai essayé de rester assez factuelle et de ne pas rentrer dans des considérations émotionnelles, parce que c’est beaucoup trop intime et propre à chacune.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Tags: , , , , ,

8 Responses to "Allaitement – Avantages et inconvénients"

  • Aurore says:
  • mllepilou says:
  • gagacor says:
  • Moutonnette says:
  • Baby Pop says:
  • Aurore says:
Leave a Comment